DOSSIER SÉCURITÉ SUITE / La parole aux élus : ATTENTION, SITE SOUS VIDÉO-SURVEILLANCE

Bienvenue dans la nouvelle ville-forteresse !

Il nous avait prévenu, et c’est bel et bien vers le tout sécuritaire que François Grosdidier, nouveau maire de Metz, dirige la ville. La priorité n’est ni donnée au social, ni à la santé. Le budget de la police municipale a été augmenté de plus de 25 % en moins de 6 mois après son élection, alors qu’elle faisait déjà partie des plus fournies de France, bien formée et équipée. Il paraît évident que M. Grosdidier préfère se contenter de faire surveiller les messins, plutôt que de les accompagner et de les soutenir en pleine crise sociale et sanitaire.

Depuis l’élection du nouveau maire, au mois de juin dernier, on se contente d’une gestion routinière des choses. Excepté dans un domaine : la sécurité. Sur les 850 caméras supplémentaires prévues sur le mandat, les 50 premières déployées en 2021 représentent déjà un coût de 675 000 €. Soit 13 500 € la caméra. 4 véhicules-utilitaires-sport ont été achetés pour 200 000 €, 20 postes de policiers supplémentaires ont été créés pour un coût d’1 million d’euro (par an !). On ouvre les vannes pour la sécurité, et on les ferme pour le reste.

Pour Pierre Laurent, conseiller municipal messin (opposition) : « Metz sera bientôt connue par être la ville la plus vidéo-surveillée de France ! Et, à force de mettre continuellement en avant le « sentiment d’insécurité des messins » (qui ne se traduit pas dans les chiffres), l’on peut se questionner sur les retombées en termes d’attractivité et de tourisme. Metz a été une ville de garnison, elle est aujourd’hui une ville jardin. Elle sera, demain, la ville de la vidéo-surveillance par excellence ! Tout un programme ! Par ailleurs, nous le savons, la vidéo- surveillance, si elle peut être dangereuse pour le respect de la vie privée et des libertés individuelles, n’empêche pas les actes malveillants. Elle ne dissuade en rien, à peine sert-elle à punir. Au mieux, elle fait se déplacer la délinquance.« 

Déplacer la délinquance avec des caméras, déplacer la misère sociale avec l’extension du périmètre d’un arrêté anti-mendicité en vigueur depuis le 15 décembre dernier. Déplacer pour ne plus voir. Déplacer pour ne plus regarder.  Déplacer pour ne jamais résoudre.

Pour Danielle Bori, élue PCF57, conseillère municipale à Metz (opposition) et conseillère métropolitaine : « S’agissant des orientations budgétaires envisagées, elles ne sont pas à la hauteur des enjeux que nous vivons. Vous (la majorité) répondez police et caméras de surveillance, c’est votre fonds de commerce. Dans cette période exceptionnelle, ce ne sont pas de 1 000 caméras dont les messins ont besoin, mais de 1 000 projets en matière de transport, d’emploi, de développement numérique et de solidarité« .

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