JOURNÉES D’ACTIONS SUR L’EMPLOI LES 9 ET 10 OCTOBRE 2020

Les communistes du pays messin mobilisés pour une montée en puissance de l’appel des 57 pour la santé & la réalisation d’un printemps mosellan

La réussite des journées d’actions des communistes autour de l’emploi des 9 et 10 octobre était un enjeu crucial pour la suite. Une première étape décisive dans la campagne de longue haleine décidée pour marquer des points dans la bataille idéologique, obtenir des avancées concrètes et contribuer à ré-identifier le Parti à un projet révolutionnaire en matière d’emploi et de formation. Les camarades mosellans étaient au rendez-vous, à Metz particulièrement.

Ces journées étaient aussi un point d’appui concret pour relancer l’activité militante dans une période difficile. Entre mars et début septembre, 394 plans de sauvegarde de l’emploi ont été déposés pour 57 000 suppressions de postes. Et près de 3 200 licenciements collectifs pour motif économique, hors Plan de sauvegarde de l’emploi, ont été initiés. Ces procédures concernent dans plus de 9 cas sur 10 des licenciements de moins de 10 salariés.

Un collectif national mis en place avec Frédéric Boccara, économiste et membre du conseil national du PCF, s’est déjà réuni à plusieurs reprises pour élaborer des outils un agenda commun pour les fédérations. Celles-ci étaient largement mobilisées pour ces 2 premières journées d’actions.

Plus de 50 fédérations ont mené des initiatives publiques devant les entreprises, les antennes du Medef, sur les parvis des préfectures, devant les sociétés bancaires, les bourses du travail ou les services publics, hôpitaux et gares notamment. Cette mobilisation exceptionnelle dans le contexte a été un franc succès !

En Moselle, les communistes ont tenu une conférence de presse le 9 octobre pour lancer un appel aux forces de gauche et écologiques, et aux forces citoyennes motivées pour porter un nouvel espoir, avant les régionales et départementales, et mettre en demeure l’exécutif de sortir du bois. À partir de la question industrielle, de l’emploi privé plus généralement, et de l’enjeu des services publics, singulièrement de l’hôpital public, l’objectif était de faire grandir des exigences précises : quels objectifs de création d’emplois ? Dans quels secteurs ? Les plans de licenciements dans le commerce et l’arrêt de l’activité de nombreux sites, comme Smart, ont également été pointés.

La santé était aussi au cœur d’un temps fort des militants communistes du Pays messin sur la question de l’emploi public, dans les rues de Metz, le 10 octobre. Une occasion de présenter largement l’appel unitaire des 57* pour la santé et la réalisation d’un printemps mosellan, et d’inciter chaque citoyenne/citoyen à le signer, et à se joindre aux réflexions et actions mosellanes.

*une initiative du PCF57, qui a réuni des adhérents, des syndicalistes, des élus et des citoyens en juin 2020, voir dernière de couverture

Extrait de la conférence de presse du 9 octobre en Moselle

La crise sanitaire accélère la crise économique et les recettes proposées par le gouvernement ne sont pas en capacité de résoudre les problèmes. Les plans sociaux et les suppressions d’emplois se multiplient, notamment dans les petites entreprises […]. Il faut dénoncer la supercherie du gouvernement qui ne fait que répondre aux exigences du Medef dans son plan dit « de relance ». Le mal nommé plan de relance repose sans surprise sur des conceptions erronées des questions économiques. Au lieu de d’offrir une trajectoire de sortie de crise de long terme, associant planification et conditionnalité de la dépense publique, le gouvernement s’entête dans une voie désormais connue : baisse des cotisations sociales et des impôts pour les entreprises, sans contrepartie, en espérant comme par miracle que les entreprises utilisent cet argent pour investir et créer des emplois. La baisse annoncée de 20 milliards d’euros des impôts de production n’est pas conditionnée !

Nous demandons que ces sommes servent directement les salariés, la population et la transition écologique. Comment accepter, une fois de plus, que les deniers publics (c’est-à-dire notre argent) soient dilapidés sans contrôle et sans vision stratégique. Ce plan de relance est avant tout un plan de com. Les 100 milliards d’€ sont une compilation de mesures en préparation dans la prochaine loi de finances, qui parfois s’étalent jusqu’en 2030. En réalité, notre pays n’a pas besoin d’un plan de relance, mais d’un plan de rupture !

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