GRATUITÉ DES MASQUES / Un enjeu de santé publique et de justice sociale !

Les masques chirurgicaux sont un moyen de protection civile et collective et un outil de santé publique. Étalés aux caisses des supermarchés, ils ont rapporté 175 millions de bénéfice à la grande distribution en 10 semaines, selon l’analyse de l’Institut Nielsen. Vendus à 7 cents/pièce avant le Covid-19, l’État a fixé leur prix maximum à 95 cents/pièce depuis le passage au statut de pandémie. Et pourtant les masques doivent être gratuits ! C’est une exigence portée par le Parti communiste français et ses élus depuis avril 2020.

Le gouvernement refuse toujours la gratuité au motif que cela coûterait cher à l’État… Mais que sont quelques milliards pour protéger les citoyens à côté de ceux distribués sans contrôle ni contrepartie ?

À côté des capitalisations boursières qu’encourage le système ? Des dépenses pour le surarmement ? Ou des réductions d’impôts pour les sociétés et les plus fortunés ? Déclarés « inutiles » en mars 2020, pour camoufler une pénurie qui n’a rien de naturelle, ils sont obligatoires aujourd’hui. Pour Patrick Le Hyaric, directeur du journal l’Humanité, cette pénurie découle d’une part de la destruction de nos industries textiles considérées comme dépassées par les grands penseurs du libéralisme et leurs serviteurs au pouvoir depuis des décennies, et d’autre part des choix de réduction des crédits publics poussant au « zéro stock », également présenté comme le nec plus ultra de la modernité. Et cette pénurie a mis en danger soignants comme patients. Elle est sans doute responsable de nombreuses contaminations et décès.

Puis au fil des semaines, le masque est devenu utile, indispensable même, alors que les soignants continuaient d’en manquer. Et là, le produit phare de l’année 2020 tombe par paquets sur les étals des supermarchés, comme produit d’appel pour attirer le chaland, qui doit désormais reprendre les transports en commun pour se rendre au travail. La chasse à ceux qui ne le portent pas dans les centres-villes fléchés est ouverte et organisée : 135 € d’amende pour non-respect de l’obligation.

Le risque est grand car ceux qui ne pourront acheter des masques en quantité suffisante n’auront pas d’autre choix que d’utiliser celui porté dès le matin et toute la journée avec de grandes conséquences possibles pour leur santé et celle des autres. La charge mensuelle est estimée entre 200 et 340 € pour une famille de 4 personnes, soit jusqu’à 4 080 € par an. Or beaucoup d’entre-nous voient leurs ressources baisser, alors que leurs dépenses alimentaires augmentent du fait de la fermeture des cantines et que la plupart des dépenses obligatoires perdurent…

Quelle injustice supplémentaire pour les familles modestes !

Les masques ne peuvent être des marchandises étalées aux caisses des supermarchés pour grossir le ticket de caisse ! Ils sont un moyen de protection civile et collective, et un outil de santé publique. À ce titre, ils devraient être assurés, en lien avec les collectivités, par les services de la Sécurité civile. Constitutionnellement, les citoyens jouissent d’un droit de créance, qui leur permet d’exiger de leur gouvernement l’exécution d’une obligation, ici celle de garantir la protection de la santé pour toutes et tous.

Certains pays européens l’ont décidé (en Italie par exemple), alors pourquoi le gouvernement de la 6e puissance mondiale ne le pourrait-il pas ?

> la pétition en ligne du Parti Communiste Français
> ou la pétition initiée par le Journal l’Humanité

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