Féminicides : dire STOP !

Le 21 novembre 2020, l’émotion, l’indignation et la colère étaient au rendez-vous lors de la mobilisation unitaire contre les violences faites aux femmes à Metz. Une initiative d’Osez le féminisme 57, menée avec une dizaine d’organisations sur le pied de guerre : ANT57, Couleurs Gaies, Contact Moselle, LDH Metz, CGT57, CNT57, Solidaires Moselle, FSU 57, UCL57, EELV-Metz, Génération.s Metz, NPA57, FA et à laquelle les communistes de Moselle se sont bien entendu associés. À quelques jours de la Journée internationale des violences faites aux femmes (le 25/11), et un an après un Grenelle au piètre bilan, on manifestait un peu partout en France. Mais en Lorraine, ces voix en colère, relayées par les haut-parleurs, avaient une tonalité toute particulière car à quelques kilomètres de là, à Mont-Saint-Martin, une nouvelle victime, France Gérard, vient alourdir la liste funeste. Pour se replonger dans cette action solidaire, nous vous invitons à lire le discours de Marie Maréchal pour le PCF57 :

Notre sexe, notre genre nous conduit à devoir être dès la naissance d’infatigables militantes pour l’égalité.

En 2020, en France, 6e puissance économique mondiale, des êtres humains sont assassinés parce que femmes. Ce sont des féminicides, 1 femme tous les 2 jours est tuée par son conjoint ou son ex-conjoint. En 2019, 126 000 femmes ont été victimes de violences conjugales ; 16 % d’augmentation par rapport à 2018 ! Depuis le début du confinement, on a constaté une hausse de 15 % des appels à la plateforme dédiée au signalement des violences conjugales.

Nous luttons contre le continuum des violences sexistes et patriarcales. Les violences sexistes et sexuelles ne relèvent pas du domaine privé mais d’une problématique publique et politique. Elles peuvent être arrêtées par des politiques publiques, volontaristes et financées.

Nous, militants du Parti communiste français, nous exigeons le milliard promis pendant le Grenelle.

La casse des services publics et le démantèlement des solidarités héritées du Conseil national de la résistance, notamment les retraites et la Sécurité sociale, aggravent encore la situation économique des femmes. Le Covid-19 et le confinement, la fermeture des écoles, ont épuisé particulièrement les femmes, au travail comme à la maison !

Appauvries et précarisées, elles sont encore plus vulnérables face aux violences. Pourtant, le confinement a révélé au grand jour le rôle primordial des femmes, premières de corvée dans les secteurs les plus indispensables à la société.

Le PCF demande immédiatement 1 milliard pour lutter contre les violences faites aux femmes. Il demande également l’adoption d’une loi-cadre sur les violences, qui rassemblerait l’ensemble des problématiques, dont le travail éducatif, de prévention et d’accompagnement.

Nous sommes contre toutes les violences faites aux femmes, celles du quotidien y compris, celles des gestes, mais aussi celles des mots.

À toutes les femmes qui ont révélé leurs souffrances, à toutes celles qui n’ont pas encore parlé, à ces femmes qui aiment les femmes et qui subissent la double discrimination en tant que femmes et lesbiennes, à ces femmes, de toutes origines et de tous milieux sociaux, nous voulons dire qu’il est possible d’en finir avec les violences faites aux femmes et aux enfants.

Marie Maréchal, pour les communistes de Moselle

Mai aussi :

Photos : Alice Petit, Ana Gressier, RL /Gilles Wirtz

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