SANTÉ / Ensemble, nous voulons des moyens pour la sante en Moselle

Le constat est aujourd’hui accablant : face à la pandémie, notre système de santé n’a résisté que grâce au dévouement exceptionnel et à la compétence des personnels de santé. La situation dégradée de l’hôpital a été révélée au grand public. Comment pourrait-il en être autrement, quand l’hôpital public subit, depuis des décennies, les désengagements massifs de l’État ? La logique comptable assimile aujourd’hui la santé à une marchandise. C’est la même vision qui a conduit à la fermeture de 100 000 lits en 20 ans. La France ne disposait, début mars, que de 5 000 lits de réanimation, soit la moitié du taux d’équipement en Allemagne.

En Moselle, pour la première fois, des directeurs d’établissements se sont exprimés publiquement pour demander des moyens supplémentaires. Cela prouve que la situation sur le terrain est devenue réellement intenable : les difficultés d’accès aux soins s’accroissent, la qualité et la sécurité des soins se dégradent, l’épuisement et l’inquiétude des personnels hospitaliers sont réels. Ce chaos, les usagers de l’hôpital public les ressentent, il est palpable au quotidien. Depuis 40 ans, de réorganisations en fermetures de services, la situation ne cesse de s’aggraver.

Celui suffit, ensemble, exigeons des moyens pour notre santé.
Elle n’est pas une marchandise et l’hôpital n’est pas une entreprise

Le Ségur de la Santé, engagé par le gouvernement, n’a pas débouché sur les bonnes décisions : pas de revalorisation conséquente pour les professionnels de santé, pas de moyens supplémentaires pour reconstruire une offre publique de qualité. Pas de mesure à la hauteur de la situation. Pourtant un plan d’urgence et d’ampleur est nécessaire. Il importe, en premier lieu, de rompre avec la logique ultra-libérale où l’économie l’emporte sur la santé.

En 2018, les communistes ont réalisé une enquête en Moselle sur la question de l’accès aux soins et aux services publics, d’Audun-le-Tiche à Goetzenbruck. La santé apparaissait comme la première préoccupation des personnes interrogées. L’accès aux soins, y compris libéraux, était déjà perçu comme fortement dégradé. Programmer à une consultation devient de plus en plus difficile. Il faut s’armer de patience pour décrocher un rendez-vous, avec un spécialiste en particulier.

Les communistes de Moselle ont initié un « appel unitaire » construit collectivement avec des citoyens, élus et militants issus de tout le département, pour entraîner un large rassemblement, en particulier autour de la santé.

Ce texte mentionne notamment :

  • l’ouverture de lits, afin que les malades puissent être hospitalisés quand c’est nécessaire et qu’il ne passe plus des heures, voire des jours, à attendre couchés sur des brancards ;
  • l’embauche du personnel nécessaire dans tous les établissements et Ehpad pour assurer l’accueil, la sécurité, la qualité et la continuité des soins.

Si vous souhaitez participer à la mobilisation pour la santé, contactez-nous : pcf57@orange.fr / 03 87 71 40 06 / 06 29 14 68 41 ou Jacques Maréchal : 06 87 17 57 59

Notre dossier, à retrouver en page 5 de L’Avis en rouge d’octobre-novembre 2020, donne la parole à des personnels du monde de la santé au sens large, qui témoignent de leur réalité.

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