UNE HONTE / Une stèle en l’honneur d’une division SS découverte en Pays de Bitche

Une stèle en hommage aux combattants nazis de la 17e SS Panzegrenadier division a été découverte dans le pays de Bitche (partie lorraine des Vosges du nord) par un promeneur, à la toute fin de l’année 2017. Celle-ci a été érigée sur une parcelle privée, à Volmunster en Moselle plus exactement. La compagnie en question est suspectée d’avoir perpétré le massacre de 124 habitants du village de Maillé (Indre-et-Loire) le 25 août 1944. La fédération de Moselle du PCF, par la voix de son secrétaire départemental (Jacques Maréchal) a communiqué à ce sujet :

« Cette stèle doit être détruite. J’exprime ma profonde colère et mon indignation suite aux révélations faites par la presse ce jour sur l’existence d’une stèle nazie dans le pays de Bitche. Ces faits sont d’une extrême gravité et appellent une réponse à la hauteur du scandale et de l’insulte à la République, à ses idéaux et à toutes les victimes de la guerre et du nazisme. Cette stèle doit être démontée dans les meilleurs délais, chaque jour qui passe est un affront supplémentaire. Le trouble manifeste de l’ordre public existe. Le préfet de la Moselle doit prendre toutes ses responsabilités. Je souhaite le rencontrer, dans les meilleurs délais, à ce sujet. Les auteurs et complices doivent être poursuivis par la justice. Au nom des communistes de Moselle, je déposerai une plainte dans les prochains jours auprès du Procureur de la République. Si cette stèle n’est pas démontée le 16 février prochain, date anniversaire de la naissance de Jean Burger, fondateur du réseau de résistance Mario, le PCF Moselle et la section de Sarreguemines appelleront à une large manifestation dans ce village. »

Les suites :

Le parquet de Sarreguemines a décidé d’ouvrir une enquête pour « apologie de crimes contre l’humanité » après la découverte de l’existence de la stèle nazie. La stèle a été saisie comme pièce à conviction.

En février 2020 s’est tenu, au Tribunal correctionnel de Sarreguemines, le procès d’un ressortissant allemand de 36 ans, soupçonné d’avoir érigé la stèle sur son terrain privé. Poursuivi pour apologie de crime, le prévenu a gardé le silence lors de l’audience. Le ministère public, qui considère que l’infraction est caractérisée et que la stèle était publiquement visible, a requis 18 mois de prison dont 9 avec sursis. L’avocat du jeune homme a, quant à lui, relevé un vice de forme et a demandé la nullité de la procédure. En mars, le verdict est tombé et le tribunal a suivi les réquisitions du procureur. 18 mois de prison donc, dont 9 avec sursis.

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