La mise en place d’une police métropolitaine au premier janvier 2025 soulève de nombreuses interrogations. Les questions de sécurité et de tranquillité publique méritent un débat serein et transparent pour construire des réponses conformes aux aspirations des citoyens. Les réponses doivent rechercher l’efficacité dans le cadre d’une République qui protège. La création de cette police représente un coût important qui serait mieux investi dans l’accompagnement social, ou dans le logement.
Il convient en premier lieu de rappeler que la sécurité est une mission de l’Etat régalien qui doit assurer ce droit à l’ensemble de la population. La police nationale et ses fonctionnaires ont été malmenés par des gouvernements successifs obsédés par une politique du chiffre, en abandonnant totalement la police de proximité, comme en témoignent les fermetures de commissariats et de brigades de gendarmerie.
Le triptyque prévention, dissuasion, répression doit être le socle de toute politique publique en matière de sécurité publique. La création d’une police métropolitaine sur un terrain aussi vaste et différent n’est pas la bonne solution. Elle sera par définition une police d’intervention très éloignée de la population. Il y besoin d’une police de proximité pour recréer un lien de confiance avec la population et les jeunes en particulier.
En outre, on ne peut pas accepter que la police métropolitaine se substitue même ponctuellement aux missions de la police nationale comme le prévoit la convention signée avec l’Etat. Si la question d’une police des transports urbains peut se poser, elle mériterait une réponse plus adaptée et mieux dimensionnée.
S’agissant de l’environnement, nous rappelons l’existence d’une service public chargé de ces missions dont le rôle et les moyens doivent être renforcées : l’Office français de la biodiversité (OFB), dont les moyens doivent être renforcés.
La police nationale doit redevenir une police de proximité avec des effectifs suffisants et mieux formés et avec des implantations de proximité (comme la création d’une commissariat de plein exercice à Borny par exemple).
Parce que la France a besoin d’un continuum de sécurité, l’État, à vos côtés, doit retrouver sa place, toute sa place pour garantir à chaque citoyen la sécurité, la tranquillité, la justice, quel que soit son lieu d’habitation, son âge, sa classe sociale ou sa couleur de peau.
C’est pourquoi nous sommes attachés à la construction d’un grand service public de la sécurité, aux côtés d’un ministère de la Justice en capacité de faire appliquer rapidement ses décisions.
Les questions de sécurité sont trop importantes pour être instrumentalisées ! Les communistes du pays messin demandent :
-La création d’un commissariat de plein exercice à Borny.
-Des moyens et une formation renforcés pour la police nationale, seule à même de garantir l’égalité républicaine sur tout le territoire.
-Des moyens renforcés pour que les agents de l’OFB puissent assurer leur mission de protection et de sécurité de l’environnement.
